Interview de prof : Ludovic Bottosso

Ludovic Botosso Photo De Profil2

Artiste peintre et professeur d’illustration

Entre sa carrière d’artiste peintre autodidacte et son poste de professeur à l’IPESAA, Ludovic Bottosso a trouvé un équilibre qui réunit art et pédagogie. Un parcours riche d’enseignement et une technique qu’il prend plaisir à transmettre à ses étudiants. Il est le responsable de la formation Illustration Concept Art de l’école.

De l’architecture d’intérieur à l’enseignement

Peux-tu nous résumer ton parcours avant l’enseignement ?

J’ai passé un BAC littéraire avec l’option arts plastiques, j’étais au lycée d’Uzès. Ensuite je me suis un peu cherché : j’ai fait un DEUG d’histoire de l’Art, un DEUG d’arts plastiques et enfin un BTS architecture intérieure à IPESUD (l’ancien IPESAA), le tout à Montpellier. Le BTS en poche, j’ai fait une formation de 6 mois de dessinateur en architecture où j’ai été formé sur le logiciel Autocad. Puis je suis parti vivre à Lyon durant 5 ans où j’étais dessinateur dans un grand cabinet d’architecture : BAC Architectes.

Pourquoi la peinture à l’huile plutôt qu’une autre technique ?

J’ai commencé la peinture à l’huile vers l’âge de 12 ans, après avoir testé de nombreuses techniques, pour ne pas dire toutes. Étant autodidacte, j’ai beaucoup expérimenté sur cette technique, ce qui m’a amené à mettre au point une façon de faire très singulière pour arriver à réalisme très poussé. Seule la peinture à l’huile permet de pousser le réalisme jusqu’à l’extrême.

Peux-tu nous expliquer brièvement en quoi consistait ton travail au cabinet d’architecture ? Et pourquoi être parti du cabinet d’architecture ?

Chez BAC Architectes, j’étais dessinateur. Je récupérais les plans des permis de construire dessinés par les architectes, et j’en faisais des plans d’exécution très détaillés pour les bureaux d’études et les entreprises. J’en suis parti car après 5 années, j’avais un peu fait le tour de la question.

Pourquoi t’être tourné vers l’enseignement ?

C’est un concours de circonstances. En 2008, au moment où je m’interrogeais sur mon avenir professionnel, Gaëtan De Seguin (un autre professeur de la formation ICA), qui était enseignant en design graphique lorsque j’étais encore à IPESUD, m’a contacté pour me proposer d’enseigner dans une nouvelle section consacrée à l’illustration. J’ai tout de suite été emballé, même si me retrouver devant les étudiants me terrifiait !

La peinture de la réalité

Peux-tu nous expliquer brièvement en quoi consiste la « peinture de la réalité » et ce qui t’attire dans ce domaine ?

J’ai découvert la peinture de la réalité et en particulier ce qu’on appelle le trompe-l’œil de chevalet vers l’âge de 19 ans grâce au peintre Jacques Poirier qui était le maître en la matière. Je me souviens avoir reçu un véritable électrochoc émotionnel la première fois que j’ai vu une de ses peintures. Une telle perfection, un tel réalisme ! Ça n’était pas un réalisme froid comme on retrouve chez les hyperréalistes, mais une atmosphère chaleureuse et sensuelle car ses modèles étaient éclairés avec une lumière naturelle qui donne beaucoup de volume et met en relief toutes les textures. Je me suis reconnu dans cette peinture et j’ai décidé de la faire mienne, ce qui n’a pas été évident à cause de mon perfectionnisme maladif !

Travailles-tu sur un projet en particulier en ce moment ?

En ce moment je suis un peu en standby car je m’interroge sur comment faire évoluer ma peinture vers des visuels à l’aspect plus contemporain, tout en conservant les modèles que j’utilise, c’est à dire des objets anciens, de type cabinet de curiosités.

Après des études en Histoire de l’art, en Arts plastiques, puis un BTS en Architecture, notre professeur d’illustration a débuté comme dessinateur dans un cabinet d’architecture. En parallèle, et bien avant cela, il a développé un goût prononcé pour la peinture à l’huile. En véritable autodidacte, il s’est spécialisé dans le domaine de la « peinture de la réalité ». Une technique qui consiste à réaliser des trompe-l’œil pouvant duper les regards les plus aiguisé.

Ludovic Botosso Et Lune De Ses Oeuvres

Outre le niveau de détails impressionnants de ses toiles, c’est la teneur de leur composition qui retient notre attention. Ses trompe-l’œil « de chevalet » nous plongent dans des univers dignes d’un cabinet de curiosités, avec des objets évoquant la mythologie ou l’histoire de la peinture, mais aussi des références plus modernes et des couleurs tranchantes. Le tout, avec une certaine élégance. Un travail à la fois technique et poétique qui mérite d’être mis en lumière.

Quels sont tes objectifs en tant que professeur et en tant qu’artiste ?

En tant qu’enseignant, mon objectif est bien évidement de transmettre ma passion et surtout tout ce que j’ai appris durant toutes ces années de peinture (expérimentations, découvertes, outils, matières etc.). Comme je l’ai dit, je suis autodidacte, et je n’ai donc pas eu la chance qu’on m’explique ou que l’on m’apprenne tout ce que j’ai découvert par moi-même. En tant qu’artiste, le plus important est l’épanouissement. Il faut conserver l’envie de créer et de peindre, et pour cela il faut faire ce qu’on aime faire, sans se soucier de si cela va plaire ou si cela va se vendre (même si on est forcément un peu influencé par cela, mais il faut trouver un équilibre).

Tu es à la fois enseignant et artiste professionnel. Peux-tu nous dire lequel de ces 2 métiers te permets le mieux de vivre ?

D’un point de vue financier, c’est la peinture qui m’a apporté, pour l’instant, mes plus gros revenus. Maintenant, je ne suis à l’abri de rien, et il peut très bien se passer une année entière sans que je vende quoi que ce soit. Je trouve mon équilibre dans les deux métiers. Le travail à l’atelier me permet d’être dans ma bulle, seul face à la toile. Au contraire, l’enseignement est un véritable échange, partage de connaissances, transmission de savoir, et c’est une grande satisfaction et une grande fierté de voir les étudiants progresser et évoluer grâce à cela.

L’enseignement à l’IPESAA

Selon toi, qu’est-ce qui différencie un bon professeur d’un mauvais ?

C’est une question délicate. Je pense que pour être un bon professeur, il faut d’abord être passionné par ce qu’on fait. Mais aussi avoir des capacités techniques pour pouvoir montrer aux étudiants des méthodes, des façons de faire, qui vont leur permettre de progresser rapidement. Il faut également réussir à rendre son cours vivant et dynamique pour enthousiasmer les élèves.

Toujours selon toi, quelles sont les qualités requises pour réussir en tant qu’étudiant dans une école d’arts appliqués telle que la nôtre ?

Il est évident qu’à la base, il faut avoir des aptitudes, un don, comme on dit. Que cela soit dans le domaine sportif, ou dans la musique, si vous n’avez pas des aptitudes au départ, inutile d’envisager une carrière professionnelle ! Ensuite, il faut être passionné, déterminé, et surtout bosseur, car ce sont des filières difficiles qui demande beaucoup de travail pour progresser dans un laps de temps plutôt court (3 ans pour la section ICA).

En quoi notre enseignement peut aider un étudiant à se lancer dans une carrière artistique ?

Ce qui fait la différence, c’est que tous les enseignants sont des professionnels dans leur domaine. Ce qui rend la formation infiniment plus complète et efficace. Grace à l’enseignement dispensé par les différents professeurs et aux échanges qu’ils auront avec eux, les étudiants vont être immergés dans les conditions de travail du monde professionnel dès la première année de la formation.

IPESAA EST MEMBRE DU RÉSEAU PÉDAGOGIQUE ICÔNES
“LES ÉCOLES CRÉATIVES”

IPESAA EST MEMBRE DU RÉSEAU PÉDAGOGIQUE ICÔNES “LES ÉCOLES CRÉATIVES”

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