PokémonGo, les clés d’un phénomène très lucratif

ENFIN ! PokémonGo est disponible en France depuis dimanche matin 24 juillet  !

Le jeu Pokémon déjà présent sur consoles débarque sur smartphones et devient un phénomène planétaire : nous connaissons déjà ses effets et ses retombées !

Pour Nintendo et Niantic (ancienne filiale Google) c'est le jackpot (big up Miaous) puisque l'action de Nintendo est montée de 93.2% en une semaine à la bourse de Tokyo, même si elle a connu hier un réajustement avec une baisse de 18% suite au communiqué de presse de Nintendo (qui dit en résumé que la firme n’est que actionnaire de Niantic et qu’elle ne touchera pas de revenus directs générés par le jeu).

Comment expliquer une telle réussite ?

Qui ne connaît pas Pikachu aujourd'hui ?
Existant depuis 1996 en terre Nippone et 1999 en France, les Pokémons de Satoshi Tajiri avaient déjà réussi à conquérir le monde. Jeux vidéo, mangas animés, produits dérivés comme les immensément célèbres cartes à jouer et à collectionner.

Le but du jeu : "Attrapez-les tous !"

C'est avec ces cartes et les jeux sur consoles qu'on retrouve la recette principale du succès de Pokémon : capturer et entraîner (nous vous invitons à lire le guide complet du site Numerama pour bien jouer et maîtriser les bases ).

La première génération comptait 151 Pokémons et aujourd'hui le Pokédex répertorie plus de 720 espèces, sans compter les deux nouvelles versions qui sortiront sur console à l'automne 2016…

Gotta catch'em all !

Tout est dit, il faut partir à la recherche du moindre Pokémon pour l'ajouter à sa collection : en avoir le maximum, plus que les autres, plus beaux, plus rares.
Les apparitions de Pokémons, que ce soit sur console ou sur smartphone, sont régulées selon votre position géographique mais aussi le moment de la journée.

On ne croisera pas un Pokémon de type « Feu » sous l'eau, mais énormément de types « insecte » dans les bois par exemple. De la même façon il est plus commun de rencontrer un Roucool qu'un Dracolosse.
Alors que la capture des Pokémons ne représente qu'un cinquième des objectifs des différentes versions sur console, qu'en sera-t-il de l'avenir de PokémonGO dont le logo comprend lui-même une Pokéball, symbole du système de capture ?

Réalité pas si virtuelle

Voilà l'autre avantage de PokémonGo : la réalité virtuelle.

Nous ne parlons pas ici de VR nécessitant de casque etc, car nous sommes ici plus dans un système de réalité augmentée.
Le pont qui fait le lien entre notre univers réel et l'univers virtuel de PokémonGO est effectué grâce au smartphone.

La majorité de la population en possède désormais un (110% de taux de pénétration du marché en 2016 en France), le jeu est disponible sur IOS et Android , il peut donc s'adapter à tous les appareils du genre.

PokémonGO allie le réel et le virtuel en mêlant très profondément les deux mondes.

La partie la plus réelle consiste à voir une image de Pokémon sur arrière-plan de réalité au travers de notre appareil photo (c'est d'ailleurs une des clés de la réussite de Snapchat au travers de ses filtres.). Même la partie navigation GPS de l'application est forcément liée au réel puisque nous évoluons dans notre environnement proche.

Niantic est la clé du système, car l'entreprise avait développé un jeu vidéo semblable à PokémonGO pendant 10 ans. Il faut notamment rappeler que son fondateur – John Hanke – est à l'origine de Google Streetview.

Cette liaison entre réalité et virtualité a toujours existé chez Pokémon puisque chaque carte dans laquelle notre personnage évolue est basée sur un lieu réel (carte pokémon X&Y sur Nintendo 3DS).

PokémonGo (en théorie) bon pour votre santé !

En théorie PokémonGO devrait faire sortir les gens de chez eux, les obliger à marcher pour faire éclore un œuf par exemple.

Sur console cette activité encombrait l'équipe d'un œuf inutile à l'aventure, la manœuvre était plus rapide si l'on courrait ou enfourchait notre bicyclette.
Le concept du jeu est lui-même "healthy" :

le suffixe Go parle de lui-même, il encourage à aller quelque part
les déplacements se font à travers notre environnement réel
le character design nous montre des jeunes gens élancés en tenue de sport
le comptage de pas est de retour (voir les jeux sur Gameboy Advance)

La sortie officielle du jeu en France – Dimanche 24 Juillet 2016 – était propice à un téléchargement suivi d'un test immédiat sur le terrain (voir la vidéo de test réalisée par Squeezie qui affiche pas moins de 4.5 millions de vues en seulement 4 jours).

Pokédollars et économie en marge du phénomène

Dans le jeu Pokémon, nous trouvons régulièrement des boutiques où acheter des objets utiles à l'aventure. Un centre Pokémon avait d'ailleurs ouvert ses portes à Paris durant quelques mois en 2014, au programme : une exposition, de nombreux articles et des téléchargements pour les jeux Pokémon X et Y sur Nintendo 3DS.

Il va sans dire que des téléchargements d'items payants se profilent à l'horizon pour PokémonGO mais ce n'est pas tout. Les commerces se trouvant à proximité de lieux stratégiques dans PokémonGo sont ravis de la fréquentation massive de ces lieux.

Nintendo a déjà annoncé qu'il y aura la possibilité d'acheter des sortes d'emplacements virtuels. Ce qui aura pour conséquences d'attirer les joueurs et donc des clients, à l'image des appâts utilisés pour attirer les Pokémons (Krabby vous attire en centre ville et Dracaufeu en randonnée).

Ce qu'il faut vraiment retenir du succès de PokémonGo est avant tout qu'il est gratuit ! Le jeu se profile déjà comme un "free to play" à tendance "pay to win".

Enfin pour terminer, à l'inverse des combats stratégiques en ligne des jeux Pokémon sur console, n'importe qui peut prétendre à réussir dans le jeu sans connaissances aiguisées de stratégie ou de l'univers (ce qui fait que le jeu remporte entre autre un franc succès).

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